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Edito – mois de décembre

Nous attendons ta venue dans la gloire

A quoi est-ce que je me prépare ?

Nous entrons dans l’Avent, les prêtres et l’église vont se parer de violet comme pour tous nos temps de préparation. S’il y a une préparation, c’est que l’événement à venir est grand. C’est toujours pour les grands événements que nous nous préparons : pour un mariage, pour les examens, pour un grand voyage… mais pas pour nos courses quotidiennes. Alors comment est-ce que je vais me préparer pour ce grand événement de Noël 2019 ?

Je peux m’y préparer comme tout le reste de la société : à grand renfort de lumière, de décorations, de chocolats, d’achats excessifs de cadeaux, et donc de déception de ne pas avoir ce que l’autre a, de découragement de ne pas être capable d’acheter ceci ou cela, d’insatisfaction car j’en veux toujours davantage sans jamais être comblé. C’est une possibilité pour garantir une tristesse au bout de la préparation, le jour de Noël.

Ou alors je peux entrer dans ce qu’est réellement l’Avent : l’attente de la venue du Christ dans la gloire à la fin du monde. Oui, toute la liturgie de ces quatre semaines va nous plonger dans cette attente. Certes, Noël commémore la naissance de Dieu dans la chair, et c’est extraordinaire de pouvoir contempler Dieu qui se fait petit et proche de nous. Mais l’incarnation ça y est, c’est fait, elle ne recommencera pas, ce n’est pas la peine de l’attendre aujourd’hui. Ce que nous attendons réellement c’est la venue de Jésus dans la gloire[1] ! Alors « Il n’y aura plus de mal ni de corruption sur toute ma montagne sainte ; car la connaissance du Seigneur remplira le pays » (Is 11,9) C’est cela qui nous comblera. C’est le Seigneur qui est notre bonheur, qui nous remplit de bonheur.

Le pape François nous le rappelle très clairement : « Le bonheur requiert de savoir limiter certains besoins qui nous abrutissent, en nous rendant ainsi disponibles aux multiples possibilités qu’offre la vie »[2]. Par exemple : Je peux limiter ma présence sur les réseaux sociaux et m’ouvrir davantage à ceux avec qui j’habite, je travaille, je suis à l’école et même mon voisin dans le bus. Je peux limiter les cadeaux et être inventif pour exprimer autrement mon amour à mes proches. Je peux limiter le volume de nourriture sur ma table de Noël et participer à en offrir aux plus pauvres. … Demandons à l’Esprit-Saint de nous inspirer ce qu’il faut limiter pour nous rendre disponibles à la vie en Dieu.

Alors « c’est le moment, l’heure est déjà venue de sortir de [notre] sommeil. » (Rm 13,11) Choisissons résolument de vivre cet Avent sobrement, tournés vers la Venue du Seigneur dans la gloire.

Bon Avent,

Père Bruno Repellin


[1]     Nous disons cette attente à chaque messe dans l’anamnèse : « nous attendons ta venue dans la gloire. »

[2]     Pape François, Laudato si, 2015, numéro 223

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