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Carême 2020

« Apprendre à prier »

Juste après son baptême, et avant de commencer sa mission publique de Sauveur, Jésus se retire 40 jours au désert, pour y prier. Il entre en lutte avec le démon, pour le terrasser et nous en libérer.  Le mot Carême vient du mot latin quadragesima, qui signifie quarantaine. Dans la Bible, le nombre 40 est très souvent associé à des périodes difficiles, des périodes d’épreuve : par exemple, les 40 jours du déluge pour purifier la terre, les 40 ans du peuple de Dieu dans le désert pour arriver en terre promise, les 40 jours de jeûne de Moïse pour se préparer à s’approcher de Dieu sur le Mont Sinaï, les 40 jours de jeûne du prophète Elie sur le mont Horeb,… Enfin, Jésus lui-même alla dans le désert, et il jeûna pendant 40 jours pour nous donner l’exemple et pour vaincre le démon.

Cette année, notre thème sera : « Apprendre à prier ». Nous aurons différentes interventions, en particulier avant la messe du dimanche à Goussainville, après la messe du dimanche au Thillay, ainsi qu’un office de vêpres et une école de prière le dimanche soir.

Le jeûne – Pourquoi jeûner ?

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  • 1/ pour apprendre à se maîtriser soi-même. Nous faisons souvent l’expérience douloureuse de nous laisser envahir par nos pulsions et nos émotions, de céder trop facilement à nos penchants mauvais. Se priver de nourriture, c’est apprendre à se dominer. C’est dire : « non, je ne donnerai pas à mon corps tout ce qu’il réclame ; c’est ma volonté qui décide ». Par cet entraînement, on arrive peu à peu à être libre, par exemple par rapport à ses colères. Celui qui est maître de lui-même dans son alimentation parviendra peu à peu à ne pas se laisser emporter contre son frère par exemple.
  • 2/ pour expier nos péchés. Le péché me centre sur moi-même. Je recherche l’espace d’un instant mon intérêt personnel, au détriment du bien (au détriment de Dieu, des autres, et parfois, au détriment de mon vrai bien), par exemple une recherche trop importante du plaisir, sans une relation juste à Dieu, aux autres, et à moi-même. Le jeûne me permet d’accomplir une pénitence, c’est-à-dire une juste peine, pour compenser avec amour le mal que j’aurais fait.
  • 3/ pour coopérer avec Jésus, qui sauve les pécheurs. C’est par son sacrifice d’amour que le Christ nous a sauvés et rachetés. Par le jeûne, je participe aux souffrances du Christ, si je l’accomplis avec amour. De plus, le jeûne me fait éprouver physiquement la faim, pour me rappeler une faim plus grande encore : la faim des autres, et la faim de mon âme : « l’homme ne se nourrira pas seulement de pain, mais de toute parole sortant de la bouche de Dieu. »

Le jeûne et les privations sont donc là pour faire plus de place : aux autres et à Dieu. Je me prive pour mieux donner. Le jeûne est donc absolument connecté à la prière et à l’aumône.

En plus du jeûne alimentaire, en matière de « sacrifices » (pour mortifier sa volonté propre), on a l’embarras du choix ! D’abord les addictions : tabac, alcool, l’abus d’internet et du portable, la télévision… La conduite automobile et les limitations de vitesse, la ponctualité (arrivée à l’heure et avant l’heure à la Messe, et s’habiller le dimanche avec ce qu’on a de mieux, pour le Seigneur et le lieu saint ; etc.) Pardonner à ceux qui nous ont offensés (au lieu d’entretenir les rancœurs et l’esprit de vengeance…). « Revenez à moi de tout votre cœur… Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements et revenez au Seigneur votre Dieu car Il est tendre et miséricordieux… » (Joël 2,12)

Comment jeûner ?

– Ce que demande l’Eglise

– le JEÛNE et l’ABSTINENCE : le Mercredi des Cendres et le Vendredi-Saint

– l’ABSTINENCE : les vendredis (et pas seulement du Carême)

Le jeûne consiste à ne prendre qu’un repas complet, pris à midi ou le soir. Pour les deux autres (petit-déjeuner ou dîner par exemple) on prend un minimum (café ou lait sans sucre, pain sec, soupe le soir, par exemple) étant sauves les prescriptions médicales. Y sont soumis : les baptisés de 18 à 60 ans. Les autres peuvent le suivre librement.

L’abstinence consiste à s’abstenir de viande (à partir de 14 ans).

– Ceux qui le désirent et qui en ont les capacités peuvent aller plus loin. Par exemple, abstinence totale de viande pendant le Carême, ou de toute matière animale. Bol de riz le vendredi, ou pain et eau, etc…

L’aumône

Par l’aumône, les fidèles s’efforcent de témoigner de plus d’amour et de solidarité envers leur prochain (en commençant par leurs frères chrétiens), dans leurs besoins matériels, humains et spirituels.

Pendant ce Carême, nous vous proposerons une deuxième quête chaque dimanche. Elle permettra de soutenir le projet « Mission Placetas » : l’œuvre d’évangélisation de la Communauté Saint-Martin à Cuba.

Don Thibault Lambert, prêtre à Sarcelles, et qui a passé 6 années à Cuba, viendra nous présenter la mission Placetas, le dimanche 8 mars, à 10h15, à Goussainville.

La prière

On sera attentif à prier fidèlement (le matin, le soir, l’angélus, le chapelet), à rendre visite au Saint-Sacrement de l’autel dans les églises ou chapelles, les Heures saintes ou « adoration », la confession fréquente, la participation au Chemin de Croix, etc… On n’omettra pas de prier avant de prendre ses repas, pour nous souvenir que tout ce que nous recevons est un don de Dieu.

Le chapelet de la divine Miséricorde

« Les âmes qui réciteront ce chapelet seront enveloppées par ma miséricorde pendant leur vie et surtout à l’heure de la mort. » (Petit Journal 754). « À cette heure-là, tu peux tout obtenir pour toi et pour les autres. A cette heure-là, la grâce a été donnée au monde entier, la Miséricorde l’a emporté sur la Justice. » (Petit Journal, 1572)

Le chapelet de la miséricorde est une prière donnée par Jésus à Sœur Faustine, promettant de nombreuses grâces à celui qui implore sa Miséricorde par ce moyen. Le chapelet de la miséricorde se dit de préférence à 15h, heure de la mort de notre sauveur Jésus-Christ, particulièrement le vendredi.

Il se récite avec un chapelet ordinaire.

– Un Notre Père ; – Un Je vous salue Marie ; – Un Je crois en Dieu.

Sur les gros grains : « Père Éternel, je t’offre le corps et le sang, l’âme et la divinité de ton Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus-Christ, en réparation de tous nos péchés et de ceux du monde entier. »

Sur les petits grains : « Par sa douloureuse Passion, sois miséricordieux pour nous et pour le monde entier. »

A la fin du chapelet : « Dieu saint, Dieu fort, Dieu éternel, aie pitié de nous et du monde entier. » (× 3)

Jésus, j’ai confiance en toi. (x3)

Saint Joseph

Durant le mois de mars, notre regard peut être porté sur la figure de Saint Joseph, époux de Marie, que nous célébrerons solennellement le 19.

Homme « juste » et habité par le silence de Dieu, Saint Joseph nous aidera à vivre notre Carême dans un esprit de dépouillement de soi et d’obéissance à la Parole de Dieu. A l’image de Joseph, que ce Carême nous entraine à être davantage « utiles » à Dieu, dans le service nos frères.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

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